Par Sandra Gravel

Dans un article précédent, j’ai abordé la question des 5 ingrédients essentiels des textes de qualité. Ceux-ci sont : sans fautes, clairs, cohérents, crédibles et efficaces. Partons de la base et parlons des fautes. 

Les fautes sont comme des maringouins 

Vous aimez sûrement profiter des belles journées estivales sur une terrasse à discuter avec vos amis ou à vous prélasser en lisant un bon livre. Comment réagissez-vous lorsque les moustiques s’invitent et perturbent votre plaisir ou votre quiétude? Dérangé? Agacé? Irrité?

Vous perdez le fil de vos propos ou de votre lecture. Peut-être devenez-vous nerveux parce que votre allergie à ces bestioles commence à habiter vos pensées malgré vos efforts pour rester calme.

Les fautes d’orthographe ou de grammaire créent un peu le même effet dans vos textes. Votre lecteur, irrité ou dérangé par leur présence, abandonnera vos propos au profit du texte d’un autre auteur qu’il jugera plus « consciencieux ». Bref, vos maringouins vous font rater de belles occasions de vous présenter sous votre meilleur jour.

Existe-t-il un antimoustique efficace?

anti-moustiqueÉvidemment, il n’y a rien de mieux que d’étudier la langue française (et la grammaire, bien sûr!) pour améliorer ses connaissances. Mais aujourd’hui, grâce à l’ère numérique dans laquelle nous vivons, il existe des outils pour nous aider lorsque l’envahisseur est trop présent.

Word

Le logiciel de traitement de texte Word détecte les fautes de frappe et certains accords grammaticaux. C’est assez limité, mais c’est déjà un bon départ.

Antidote

Antidote, qui célèbre ses 20 ans cette année, va toutefois beaucoup plus loin. Il s’agit aussi d’un logiciel que l’on peut obtenir en ligne par téléchargement ou en boutique par CD. Cet outil d’aide à la rédaction, création québécoise de la famille Druide informatique, s’est rapidement imposé au Québec et ailleurs. C’est d’ailleurs un modèle qu’un autre pays de la francophonie a aussi développé quelques années plus tard : le Robert Correcteur.

Le logiciel Antidote est devenu un incontournable en rédaction. Une fois installé sur votre ordinateur, il est compatible avec les logiciels Word, Excel, PowerPoint et certains programmes de courrier électronique.

antidoteLa version 9, la plus récente, est bilingue et contient trois familles d’outils : le correcteur grammatical, les dictionnaires et les guides linguistiques. Le correcteur est certes son outil le plus connu, puisqu’il détecte entre 80 et 90 % des erreurs contenues dans un texte. Mais attention, 1) il reste imparfait et ne remplace pas la correction faite par un professionnel langagier et 2) il faut aussi bien connaître ce bel antimoustique pour être en mesure de s’en servir de façon optimale.

À cet égard, la plupart des personnes à qui je donne de la formation sur ce logiciel ne connaissent que 10 à 20 % de son potentiel, et ce, même chez ceux qui rédigent beaucoup et qui s’en servent quotidiennement.

Et pour les médias sociaux?

Oui, Word et Antidote, c’est bien lorsque l’on rédige des documents ou des articles que l’on prévoit imprimer ou transmettre par courriel, mais qu’en est-il de la rédaction directe dans les médias sociaux?

Astuce1 Vive le copier/coller

Si les « fôtes » de français sont votre faiblesse, rédigez d’abord vos publications ou vos commentaires dans le logiciel Word et corrigez ensuite votre texte à l’aide d’Antidote. Une fois fait : copier et coller votre message où vous le voulez. Vous aurez une plus grande confiance en ce que vous publiez et, du coup, vous augmenterez aussi votre cote de confiance auprès de vos lecteurs.

Astuce2 Vive l’intégration d’Antidote dans les principaux navigateurs

Antidote s’intègre à plusieurs navigateurs d’Internet. Je l’ai testé sur Safari, Google Chrome et Firefox. Ainsi, lorsque vous écrivez un commentaire sur Facebook, LinkedIn ou autres, vous pouvez utiliser le correcteur d’Antidote et vous débarrasser des moustiques avant d’appuyer sur « Publier ». Cette option ne fonctionne toutefois qu’à partir de l’ordinateur sur lequel Antidote est installé. En d’autres mots, elle ne s’applique pas sur les appareils mobiles.

La bonne nouvelle avec nos maringouins d’été, c’est qu’ils partent lorsqu’arrive le temps froid. Les moustiques de nos textes, eux, ne s’en vont jamais à moins qu’on ne prenne les grands moyens et qu’on utilise le bon « stuff à mouche »!

Bonne correction!

 

Pour en savoir plus ou pour joindre Sandra Gravel : www.sandragravel.com